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Le premier volume des Carddass Selection Dragon Ball vient de sortir. Composé, comme son nom l’indique, d’une sélection de cartes, ce premier volume reprend les huit premières parts des Carddass classiques en suivant une règle simple : toutes les prismes sont présentes, mais seules dix regulars par part sont conservées. Bandai a donc dû faire un choix et sacrifier 26 cartes par part. Comme tout choix est personnel et subjectif, il est humain de ne pas être d’accord avec certaines cartes choisies. Mais plutôt que de désapprouver certaines cartes choisies, ce qui reviendrait à les discréditer, nous allons faire l’exercice inverse : sélectionner, parmi les 208 cartes cartes mises de côté, les dix cartes qui semblent mériter le plus d’être présentes dans cette nouvelle série.

Cette carte est l’une des deux seules dans toute la série classique des Carddass qui représente Son Gokū adulte sur le Kinto-un. Parce qu’il ne faut pas l’oublier, avant de réussir voler les deux bras en avant ou en arrière et avant de maîtriser le déplacement instantané, Gokū se déplaçait sur son nuage magique, qu’il a ensuite transmis à son fils Son Gohan. Le visuel a ensuite été repris sur la carte C2B de la part 25 qui fait partie de la frise récapitulative des aventures de nos héros.

Cette carte dynamique montrant Freeza furieux de ne pas avoir pu utiliser les Dragon Ball ne présente a priori rien de plus que les visuels de ce personnage présents dans la sélection de Bandai. Et pourtant, le visuel est tiré d’un cellulo qui appartient à mon ami Jeanphi85, ce qui fait que j’ai déjà vu le cellulo de cette carte en vrai. Et ça, c’est assez exceptionnel !

Cette carte, qui à première vue n’a rien d’extraordinaire, a tout de même le privilège de mettre en scène Upa, le plus discret des amis d’enfance de Son Gokū. En effet, il s’agit de la seule Carddass classique sur laquelle on peut voir ce personnage. De plus, sous son aspect de jeune adulte, ce qui est très rare.

Le volume 1 des Carddass Selection présente de nombreuses cartes avec les Piccolo. Cependant, la plus jolie à mon goût mettant en scène Piccolo Daimao, voire même l’un des deux Piccolo en général, n’a pas été sélectionnée. Ce visuel où l’on voit le Roi Piccolo est magnifique, avec l’énergie qui émane de ses poings fermés associée à un fond qui varie entre le bleu ciel et le mauve. L’effet est saisissant. À mon avis, cette carte est victime de la pose trop semblable à celle que prend Piccolo Daimao sur les trois prismes où il est présent en parts 1 et 2.

Toninjinka. Ce personnage haut en couleurs est mon préféré dans le bestiaire de Dragon Ball. Il apparaît dans le premier arc du manga, la quête initiale des boules du dragon, qui est la partie la plus poétique de l’œuvre, mais aussi la plus colorée et la plus joyeuse. Inspiré de la légende chinoise du lièvre de jade, qui a également donné son nom à l’héroïne principale du manga Sailor Moon, ce scélérat deviendra légende grâce à Son Gokū. Seule carte des Carddass classiques à nous montrer ce personnage, c’est une honte que Bandai ne l’ait pas sélectionnée.

Pour moi, cette carte symbolise à elle seule les deux premières parts des Carddass, celles aux couleurs pastel, les deux seules parts à représenter la série animée Dragon Ball. Quand je pense à ces deux parts, c’est cette carte qui me vient immédiatement à l’esprit. De plus, cette carte présente une particularité : elle est la seule de toutes les Carddass classiques à montrer Son Gokū vêtu de son premier kimono. C’est aussi dommage de se passer d’elle. Bandai chercherait-il à priver Dragon Ball de l’innocence de ses débuts ?

Kiwi, et en plus orange, qu’est-ce que cette carte vient faire dans ce classement, me direz-vous. Et bien, c’est là que c’est intéressant : Kiwi n’a pas sa couleur officielle ! Car, comme vous le savez, il est arrivé que Bandai introduise sur ses cartes des personnages avant même qu’ils ne fassent leur première apparition télévisée. Ainsi, à l’instar du Great Saiyaman dans la part 16, Bandai était en avance sur la série télévisée quand la part 4 des Carddass est sortie. Cette carte symbolise cet aspect des Carddass, la sortie prématurée par rapport à la série animée. Ce détail n’intéressera pas le profane, mais pour l’amateur de Carddass, c’est l’un des éléments constitutifs de cette collection, ça fait partie de son ADN. Si on aime les Carddass, c’est aussi pour les coloris alternatifs que l’on peut y trouver.

Cette carte de Vegeta, en plus d’être magnifique avec son fond bleu-vert et son arrêt sur image lors de la métamorphose du Prince des Saiyen en Oozaru (les yeux blancs et les dents pointues, ainsi que la gravité générale du visage, font leur petit effet), fait partie d’une part mystérieuse : la part 5. En effet, cette part, que ça soit l’édition originale de 1990 ou la réédition de 1996, présente un détail intrigant : l’encre noire sur la foil mark a tendance à disparaître. À quoi cela est-il dû, pourquoi cela concerne-t-il également la réédition de 1996 alors que toutes les autres parts avec foil mark n’ont pas ce défaut, sont des questions auxquelles nous n’aurons jamais de réponse, mais qui participent à l’identité des Carddass.

Cette carte est un piège pour tous les collectionneurs qui achètent les cartes à l’unité et ne s’appuient pas sur une checklist : elle fait partie de la part 7, alors qu’elle possède un numéro qui se glisse parfaitement dans la part 6. En effet, les cartes de la part 7 vont de 253 à 293. Que vient donc faire ici cette carte ? Bandai aurait-il oublié de mettre une carte numéro 216 dans la part 6 ?

Et non, ce n’est pas un oubli de la part de Bandai ! Ces petits malins ont glissé deux cartes numéro 215 dans la part 6. Deux cartes identiques à tout point de vue… excepté la foil mark et le texte ! Et oui, la carte #1 de ce top 10 sont en fait deux cartes. Mais comme elles possèdent le même numéro, on les excuse ! Il s’agit encore d’une petite astuce de Bandai pour rendre les Carddass un peu plus amusantes pour les collectionneurs. Son Gokū et Ginyū échangent leurs corps, il est donc normal qu’il y ait une carte qui montre l’instant d’avant et une autre qui montre l’instant d’après… même si sur les deux visuels, (le corps de) Gokū porte un scouter ! À l’époque de la sortie de ces cartes, de nombreux petits japonais ont dû mettre un nombre important de pièces de 20 yen dans la vending machine dans l’espoir de tomber sur cette 42ème carte qui leur manquait pour compléter leur full set de la part… sans remarquer qu’ils l’avaient parmi leurs doubles, cette carte !

En concevant cette réédition des Carddass, les « Fukkoku » Carddass Selection, Bandai a voulu créer une nouvelle série de cartes en reprenant leur série de cartes principale, en atteste la nouvelle numérotation. En privant cette nouvelle série de certaines cartes qui participent de l’ADN des Carddass originales et en voulant renuméroter sans réfléchir, Bandai a bien réussi son coup, c’est une nouvelle série de Carddass qu’ils viennent de sortir, et non pas une réédition. Cependant, on peut se demander quel est l’intérêt de cette nouvelle série si elle est dénaturée et dénuée des éléments qui faisaient sa particularité et son charme. À trop vouloir déconstruire, on en arrive à détruire.

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